Souffle nouveau

Sur ce blog : 📷 Des photos, des textes, de la poésie, présentation de mes livres, un peu de musique aussi, bref, quelques jolies choses de la vie.🌿 Je partage également parfois quelques posts de médias indépendants : Blast, Elucid, Le Média : des infos du monde réel, pas celui du spectacle. © 2022-2026 Textes et photos : Christine Carle - Tous droits réservés.
Je partage cette vidéo de Blast :
https://www.blast-info.fr/emissions/2026/blast-avec-la-rue-contre-la-repression-K3hXJZ9PR_2myF1D9B1DvA
Dans le monde à l'envers, il est important d'avoir des repères, ne perdez pas le Nord, regardez ailleurs que vers vos TV, tournez-vous vers les médias indépendants pour garder le cap ou pour en changer si vous êtes déjà un peu, ou beaucoup, happé par le tourbillon de fausses informations des médias des milliardaires. Abonnez-vous à Blast (par exemple).
Blast c'est quoi ? Média en ligne créé en 2021 par le journaliste d'investigation Denis Robert et Élise Van Beneden (présidente de l'association Anticor).
Denis Robert, si son nom ne vous dit rien, c'est celui qui a mis à jour et démontré le scandale politico-financier de l'affaire clearstream... Si vous êtes curieux regardez le film "l'enquête" qui relate cet épisode difficile de sa vie. On peut dire, pour ceux qui en doute, que sa crédibilité journalistique n'est plus à prouver, ce n'est pas un guignol de plateau commentateur du vide, lui.
Ainsi devait tourner le monde, dans une grande farandole, tous se tenant gaiement la main.
Mélange de couleurs, d’idées, d’égos ou d’apparences. Qu’importaient toutes les nuances,
entrainer chacun dans le cercle, donner en chantant la cadence pour avancer sans y penser,
avec joie et fraternité.
Oui mais voilà, tourne à l’envers la farandole, toupie s’enfonçant dans le sol. Trop de mains
tiennent des fusils, trop de paroles glacent le sang.
Il y a des trous dans la ronde, écarts se creusent, tombent des enfants.
Tourne à l’envers la farandole, du bon sens et de la raison, à mettre le feu aux forêts, à faire
fondre les glaciers. Ils ont trop tiré sur la corde, la terre brûle sous leurs pieds, des espèces en
sont dévastées. Les hommes dansent sur leurs tombes, continuent encore et toujours leur
course folle et débridée vers le vide qui tend les bras.
Enfants ferez-vous mieux que nous ? Espérons-le car à présent, à vous de donner le tempo.
Reprendrez-vous tout à zéro ? Effacer le gris du tableau, y dessiner des notes bleues, des
fleurs, des arbres, des océans.
Apprendre à regarder plus haut, plus loin que les écrans de sable, qui font souvent fermer les
yeux.
Extrait de "Farandole" -2024
Zélie a 20 ans aujourd’hui, mais son esprit ne le sait pas. Il s’est perdu il y
a longtemps dans les jardins de son enfance. Son corps ne l’a pas attendu,
il a continué à vivre, à grandir et se transformer, à s’éloigner de ce qu’elle est.
Zélie a marché toute seule dans les rues de la différence, aucun pilier en sa
maison, les murs sont en papier crépon, si elle s’appuie elle tombe.
Elle a poussé comme une fleur, dans la fissure du béton, sur le bord d’une
route grise. Elle parle aux abeilles et aux chats, eux seuls la voient et la
comprennent. C’est une fée venue d’ailleurs, son monde à elle est bien plus beau.
Zélie est tombée par erreur, d’un ciel ouvert un soir d’orage. Petite fée
venue d’ailleurs, qui porte l’amour en son cœur.
Extrait de "Farandole", pages 14-15.
Puisque nous parlons vautours, j'ai fait le tour de la question pour migrer ce blog hors Google. Il s'avère que l'opération est impossible, la chose étant bien verrouillée par le géant du net. Je peux en recréer un ailleurs, Sitecreator d'infomaniak me parait bien, du point de vue éthique et pratique (info pour ceux qui voudraient se lancer). Mais en quittant blogger je perdrais le nom de ce domaine de blog, et le lien internet mentionné sur les livres précédents ainsi que sur les cartes-pub deviendrait inutilisable. La promo en auto-édition étant difficile (surtout si on se passe comme moi de facebook et instagram), je vais garder ce site, gratuit et déjà en place.
Quand on commence à s'interresser un peu à tout ça, on se rend vite compte que google est une véritable toile d'araignée. Essayez par exemple d'utiliser normalement votre smartphone sans compte google... L'idéal serait de se tourner vers un fairphone (ou autre), équipé du système murena (pour moi aussi c'était du chinois mais ça vaut le coup de se renseigner). L'idéal a un coût, et perso, je vais m'en passer pour le moment. Peut-être que dans un avenir proche, les prix baisseront et ces produits auront un franc succès, je le souhaite. En attendant, une adresse gmail uniquement dédiée à ce blog et à l'utilisation de mon smartphone, pas dernier cri mais fonctionnel, me parait un bon compromis.
En septembre 2019, j'ai écrit ce texte, le 1er d'une série qui allait entraîner la création de mes petits recueils. C'est un arbre géant qui me l'avait inspiré, le Grand Chêne de Lézan, un arbre remarquable de plus de 500 ans. Malgré son grand âge, je le découvrais seulement ce jour-là, au hasard d'une petite randonnée, et j'étais fascinée par ce qu'il dégageait. Je choisis mon angle et pris ce cliché tant bien que mal, en évitant le groupe de touristes qui envahissait l'espace.
Trois jours après, le journal local publia la photo de ce qu'il restait de lui, un petit tas de bois gris, comme le résultat d'une implosion, un effondrement. J'ai pensé à un incendie avant de lire les quelques lignes de l'article. Cette image était sinistre, triste.
Je rends hommage aujourd'hui au Grand Chêne, en lui redonnant vie le temps d'une lecture, avec cette publication qui relate la rencontre, l'histoire de la photo, et l'émotion qui fût à l'origine de ce texte.
Texte tiré du recueil "Au fil du temps et de mes pas"
Dans deux jours je serai mort. Personne ne s'en doute. Vous êtes venus me voir nombreux, aujourd'hui c'est jour de fête. Vous êtes venus saluer le Grand Chêne. Je suis majestueux vous dites, j'entends. Je vous l'accorde, je suis immense, mon envergure a fière allure. La mousse sur mon corps, quelques feuilles encore vives, mes bras grands ouverts tendus vers vous et le ciel, c'est vrai que j'ai l'air fort. A l'intérieur pourtant je suis déjà presque mort, mon cœur a explosé, il ne bat plus guère. Je suis vidé de mon sang. N'accusez ni la foudre ni les hommes, il est l'heure voilà tout.
Dans un pudique respect, les oiseaux ont déserté l'écorce de mes branches, mais leurs chants sont restés. Je ne serai donc pas seul en ces derniers instants, car tout autant que la terre qui m'a nourri, c'est la gaieté de leurs notes qui m'a élevé, leur joie malgré tout, malgré les orages, les morsures du froid ou la brûlure impitoyable de soleils tourmentés. Dans deux jours je serai mort, et vous emporterez mon image. Peut-être y verrez-vous alors enfin mon visage étonné et un peu triste, je vous parlais, vous ne m'entendiez pas.
N.B : La relecture aujourd'hui de ce texte fait pour moi écho à la situation écologique actuelle. La nature et nous ne faisons qu'un, elle est chaque jour un peu plus malmenée et pillée au profit d'une poignée de milliardaires. Nous subissons déjà tous les conséquences de ces dégradations, la liste est longue et pas difficile à trouver. Avec le dérèglement climatique qui s'accélère encore, et dont il n'est plus à démontrer que l'activité humaine est la cause, on ne pourra pas dire que la nature n'a pas parlé, nous n'aurons pas voulu l'entendre... Il serait bon que les hommes se réveillent avant qu'il ne soit trop tard.
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Ceci est un banc, pas une canne à pêche même si on vous dit le contraire.
Un facho est un fasciste, un anti-fa est contre le fascisme.
Ceci est un banc, pas une canne à pêche.
A deux pas de l'agitation du cœur de ville, deux ponts et quelques marches plus bas, surgissent le calme et le silence de Pointe-Courte !
Bout de terre aux mille couleurs, battue par les flots, griffée par les vents, Pointe-Courte la rebelle, douce et intemporelle beauté, où les chats aiment se prélasser, déambuler et vous parler.
Une semaine sous le charme, septembre encore...
Bonne rentrée à tous! Dans la course du temps, août a passé le relais et déjà arrivent les mois d'automne que j'aime beaucoup. Hâte par exemple de la mer en septembre, ou bien encore de balader le Lumix aux doux soleils d'octobre! Savourer avec gourmandise les instants de beauté offerts par chaque saison est un cadeau, les vivre avec ceux qu'on aime est précieux, alors pour ne pas en perdre une miette au profit du vide, demeurer loin de tout ce qui éloigne de l'essentiel.😘🌼
Vrais faux-semblants
Faux vrais amis,
Change de cap
Et les oublie,
Car l’amitié
Comme la vie,
N’a nul besoin
De tout ce bruit.
Réseaux sociaux,
Quels drôl’ d’oiseaux.




